Né en 1963 à Somma Lombardo et vit et travaille à Vallauris
Il y a une constante dans mes dernières années de travail: la brutalité que j'assigne à mon travail. Cette violence fait partie de mon processus créatif, elle est pour moi la métaphore de l'existence. Mes sculptures deviennent des objets de défense, que l'on peut empoigner. Il s'agit d'une defense totalement imaginaire, opposée à la violence physique (réelle) de mon travail. En phase finale, je prépare des chevilles que je plante dans les sculptures.
L'insatisfaction provoquée par mon travail s'exprime alors dans la brutalité avec laquelle j'achève l'oeuvre, par la penetration des chevilles dans le bois. Ces chevilles ont aussi une vocation esthétique importante qui séduit le regard. C'est dans cette dualité entre insatisfaction et séduction qui se trouve ma sculpture.
Paolo Bosi, septembre 2005 (traduit de l'italien)