L'Ete Contemporain 2011 - Michele Mascherpa

  • Du 30/07/2011
  • au 30/09/2011

L'ETE CONTEMPORAIN 2011 - MICHELE MASCHERPA
CHAPELLE DE L'OBSERVANCE A DRAGUIGNAN

Au départ je voulais écrire, c’était un rêve d’enfance.

J’ai passé des heures à gratter les pages de petits cahiers précieux, longtemps cela a été mon premier moyen d’expression et puis le face à face avec l’écriture est devenu de plus en plus pernicieux et devant autant de difficultés, la grammaire, l’orthographe, la syntaxe, etc... J’ai choisi de dire, mais par l’image.

Ainsi je raconte, et raconte… des histoires intimes… de l’autre… des autres, de moi-même, sans n’être plus freinée dans ma spontanéité par ce qui ne devenait plus pour moi, qu’un vaste exercice de style.

Quelle sérénité.

Ainsi sont apparus les mots, les phrases, entières mais aussi parfois coupées dans l’espace pictural.

L’écriture, illisible, c’était aussi voulu. Même si elle raconte, elle n’est pas là pour être lue par d’autres, elle est là pour dire et être vue, sans être assimilable.

Elle ne raconte pas elle est plastique,

Elle n’illustre pas elle est formelle.

C’est ce qui reste de l’acte d’écrire.

Ne reculant devant rien pour que l’acte de raconter soit encore apparent de façon mentalisé, il est là, il existe, il nourrit l’acte créatif.

L’élément pictural devient secondaire tout en étant primitif, il n’est plus qu’un prétexte, il n’est qu’apparence, étant rarement ce qu’on lui attribue et se fait propre à celui qui le regarde, il ne dit rien, il est happé par le vécu de chacun.

La plupart du temps le travail est réalisé sur papier normal ou Velin. C’est la technique que je privilégie, cela me permet d’utiliser plus facilement les effets de tâches, de transparence, d’épaisseur, de vieillissement naturel de la surface papier, tirer parti du jaunissement de l’huile de lin. Le travail sur papier évolue constamment avec le vieillissement du support et c’est ce qui m’intéresse.

Michèle Mascherpa

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