persistance rétinienne
D’où vient l’inspiration de l’artiste ? Comment se produit le déclic créateur ? Ce peut être le fruit d’une réflexion métaphysique ou… de la lecture d’une simple coupure de journal. C’est la parabole qu’illustre la dernière exposition d’Antoine de La Boulaye. Sur ses grandes toiles au format uniforme (130 x 97 cm), réapparaît, comme un « jingle » musical, le motif d’une bouche féminine bien en chair. Dans des compositions où l’on peut trouver des analogies avec les collages surréalistes aussi bien qu’avec les annotations en marge d’Alechinsky, les lèvres entrouvertes s’accolent à des cercles, à des paysages sétois, à des motifs typographiques, à des cibles qui nous rappellent Picabia. Cette bouche envoûtante, l’artiste l’avait découverte au dos d’une critique gastronomique. Un jour, après avoir achevé sa série de tableaux, il la retrouva par hasard sur le panneau d’affichage d’une célèbre publicité. A l’âge de la communication, la peinture demeure une quête qui peut prendre des formes inattendues… Antoine de La Boulaye est présenté à la galerie Yves Faurie (5 rue Lazare-Carnot, 34200 Sète, tél. : 04 67 51 94 10) jusqu’au 30 juin 2009.
Antoine de la Boulaye à la galerie Yves Faurie
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From
14/06/2009
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to
30/06/2009